Perrenoud Estelle

Parfois l’impression de ne pouvoir me définir que par ce que j’aime. Alors voilà, j’aime l’odeur des marrons chauds en automne, du goudron arrosé par les pluies d’été, de l’herbe fraîchement coupée, des mélèzes et des livres. J’aime jouer les patriotes pour rigoler, lire des bouquins qui tiennent bien dans la main, Kundera, Marie-Hélène Lafon – pour l’écriture et les paysans. J’aime parler de moi parfois, les cappuccinos et le chocolat, un peu comme tout le monde. Parler allemand, quand on s’est habitué et qu’on ne cherche plus ses mots pendant trois minutes, la philosophie, l’histoire, écouter en cours et d’autres fois rigoler dans mon coin, puis se plaindre de n’avoir pas compris. J’aime le thé après le ski. J’aime aller à la ferme pour la traite, le sentiment d’avoir accompli sa journée après celle du soir et me faire mon petit gobelet de lait bien chaud le matin. J’aime l’eau du lac même si elle est froide et les herbes qui piquent les jambes en montagne, les levers de soleil depuis le train et jouer des morceaux russes à l’accordéon. Au final, j’aime exister et puis aussi écrire tout ça.

Voici le seul résultat

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